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Le potentiel des Pays d'Europe Centrale et Orientale (PECO) |
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Vers quels pays et quels marchés / secteurs des Pays d'Europe Centrale et Orientale se situent les plus forts potentiels d'exportation de l'Union européenne ? |

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Un certain nombre de secteurs industriels (matériels de transport, armement, matériel de précision, pharmacie, etc.) représentent un fort potentiel d'exportations pour les entreprises européennes et françaises dans les PECO. Le potentiel d'exportations paraît particulièrement élevé en Slovaquie et en République tchèque.
Un certain nombre de secteurs sont caractérisés par un potentiel élevé d'exportation de la part de l'Union européenne mais des importations peu importantes de la part des PECO. C'est plus particulièrement le cas du secteur de la construction navale et aéronautique et de l'armement.
C'est également le cas, mais dans une moindre mesure, des secteurs des matériels de précision, de la pharmacie, de la parachimie, de la chimie de base ainsi que du secteur du papier et de la presse.
D'autres secteurs témoignent d'une relative adéquation de l'offre ouest européenne et de la demande des PECO. C'est notamment le cas du secteur automobile, de l'agroalimentaire et des matériels de télécommunication.
La France dispose d'une position commerciale similaire dans ses grands traits à celle de l'Union européenne. Il reste que la part de marché de la France dans les PECO (5,4 %) apparaît nettement en retrait par rapport à celle détenue par l'Allemagne (29,2 %) et légèrement inférieure à celle de l'Italie (8%).
Comme dans le cas de l'Union européenne, le secteur de la construction aéronautique et navale et de l'armement révèle un très fort potentiel des exportations françaises qui ne correspond pas à une demande de la part des PECO. Il en est de même, dans une moindre mesure, pour le secteur pharmaceutique , les matériels de précision, l'industrie du verre (notamment la céramique ), la parachimie et la chimie de base.
En revanche l'agroalimentaire, les automobiles particulières et dans une moindre mesure les matériels de télécommunication, les produits agricoles, le matériel électrique ainsi que le secteur du caoutchouc témoignent d'une adéquation entre le potentiel d'exportations françaises et la demande en provenance des PECO.
Dans le cas de l'énergie, de la métallurgie, de l'habillement et du textile, l'offre française apparaît insuffisante au regard de la demande en importations des PECO.
En termes géographiques, la marge de progression de la France semble plus élevée en Slovaquie et en République tchèque , à l'inverse de la Pologne et de la Hongrie où la France est plus proche de son Potentiel (les calculs effectués ne tenaient pas compte des pays baltes).
Les exportations françaises présentent un fort contenu industriel. Les exportations de semi-produits tels que les métaux, les produits chimiques , les composants électriques et électroniques , ainsi que les exportations de biens de consommation, notamment dans le secteur de la pharmacie, connaissent un développement important et régulier. Le premier poste des exportations de la France en Pologne est constitué par le secteur de l'automobile.
Le secteur le plus dynamique à l'export en République tchèque est également le secteur de l'industrie automobile. Les exportations d'automobiles et d'équipements automobiles atteignent près de 18% des exportations françaises. En dehors de ce secteur, les exportations françaises se concentrent sur les préparations pharmaceutiques et les composants électroniques .
L'évolution des exportations françaises sera le reflet du développement économique de ces pays, dont la structure de consommation va évoluer. La demande dans les secteurs de l'automobile, des biens de consommation et des produits agroalimentaires devrait progresser rapidement.
Pour des informations sur les secteurs porteurs de chacun des 10 nouveaux entrants et les pays candidats en 2007, cliquez ici.
Source : Missions économiques (Direction des Relations Economiques extérieures) |
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Dans quels secteurs les Pays d'Europe Centrale et Orientale (PECO) disposent-ils des plus forts potentiels d'exportation vers l'Union européenne ? |

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Les exportations des PECO sont destinées à 56 % au marché européen, ce qui représente un niveau d'engagement hors du commun bien que peu surprenant. En effet, depuis la fin du Comecon, les producteurs des PECO se sont massivement tournés vers le marché unique . En revanche, sans être négligeable, la part de marché des PECO dans les importations de l'ue demeure faible : aux environs de 9 % du total des importations de marchandises.
Dans certains secteurs, la présence des exportateurs de ces pays apparaît toutefois non négligeable. C'est le cas pour les produits sidérurgiques , le verre, les matériaux de construction, les matériels de transport et les meubles pour lesquels la part de marché des PECO dans les importations de l'Union oscille entre 20 et 30%.
Dans le cas des matériels de transport ce sont les véhicules utilitaires qui permettent aux PECO d'atteindre un tel sacre avec, pour ce sous-secteur, une part de 25% des importations de l'Union européenne en provenance des PECO.
Il faut toutefois relativiser ces performances, puisque tous ces secteurs sont des points forts de l'Union européenne, pour lesquels le montant des importations est relativement faible : chacun de ces 5 secteurs compte pour au maximum 1,6 % des importations globales de l'Union européenne.
Il existe donc une relative inadéquation des exportations des PECO avec la demande européenne.
Leurs points forts se situent dans des secteurs où l'Union européenne importe relativement peu, ce qui se traduit par des potentiels particulièrement faibles.
A l'exception de l'habillement et dans une moindre mesure des ouvrages métalliques , de la métallurgie et de la mécanique , les secteurs pour lesquels l'Union européenne exprime une forte demande d'importations ne témoignent pas d'un potentiel important de la part des PECO. C'est le cas pour les matériels de télécommunication et l'informatique , le secteur énergétique , les matériels électriques , les produits agricoles ou encore l'agroalimentaire.
Les caractéristiques observées de la position commerciale des PECO dans l'Union européenne sont renforcées dans le cas de leurs exportations à destination de la France. On peut toutefois noter que le secteur des cuirs est nettement plus présent dans le potentiel des PECO vis-a-vis de la France que dans le cas de l'Union européenne.
Comme dans le cas de l'habillement, l'importance de ce secteur dans les exportations des PECO à destination de la France témoigne vraisemblablement de la mise en place d'une filière de production intégrée, puisque ce secteur représente également un point fort du commerce extérieur de la France.
Aussi, les exportations des PECO ne progresseront ques i ceux-ci adaptent leurs produits aux exigences de la demande de l'ue.
Les points forts des PECO se situent pour le moment dans des domaines où l'ue importe peu : verre, sidérurgie, matériaux de construction, meubles, matériels de transport.
Néanmoins, les échanges ont commencé à évoluer. Alors que la part des ressources naturelles dans les exportations des PECO s'élevait à 50% à la fin des années 1980, elle est tombée à moins de 25% aujourd'hui. De nouveaux pôles de spécialisation ont vu le jour, tels que l'automobile, les ordinateurs, l'électronique grand public. La nature des échanges correspond de plus en plus à l'apparition d'une division verticale du travail, qui s'explique par les avantages comparatifs des PECO.
L'expérience des adhésions grecque et portugaise laisse ouverts deux scénarios quant à l'insertion commerciale des PECO dans l'ue : l'un négatif à l'image de la Grèce, l'autre positif à l'instar du Portugal. En effet, bien que les exportations de la Grèce aient augmenté depuis 1981, elles ont représenté une part de plus en plus faible de leur niveau potentiel. En revanche, les exportations portugaises ont atteint leur niveau potentiel dix ans après son adhésion, alors qu'elles étaient inférieures à leur potentiel en 1986.
Source : Missions économiques (Direction des Relations Economiques extérieures) |
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L'analyse des échanges des Pays d'Europe Centrale et Orientale (PECO) fait-elle apparaître des " profils types " de pays ? |

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Il ressort de l'analyse de la spécialisation Industrielle des PECO et de la structure de leurs exportations que les nouveaux Etats membres ne suivent pas tous la même trajectoire et s'orientent vers un schéma de type centre-périphérie.
Le marché unique aura probablement une configuration à trois niveaux :
- le centre, composé des pays historiques avec une industrie très diversifiée ;
- un premier cercle de pays plutôt diversifiés dans lequel s'intègrera des pays comme la République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie, la Slovénie, la Pologne et, dans une moindre mesure, l'Estonie ;
- les autres nouveaux adhérents rejoindront un deuxième cercle moins dynamique en s'enfermant, à l'image de la Grèce, dans des secteurs traditionnels intensifs en main d'ouvre peu qualifiée.
Les nouveaux Etats membres ne forment pas un bloc homogène.
Les PECO ne poursuivent pas les mêmes trajectoires de spécialisation. L'indice de spécialisation de Krugman (renseigne sur l'écart entre la structure de production d'un pays et la moyenne des structures de l'ensemble des pays, en considérant les différents secteurs de l'économie) qui mesure la diversification industrielle, indique des structures productives différentes selon des sous-groupes de pays.
La République tchèque , la Slovaquie, la Hongrie, la Slovénie et la Pologne ont un degré de spécialisation assez similaire, voisin de la moyenne européenne. Ce sont des pays plutôt diversifiés.
Leur degré de spécialisation est proche des Pays-Bas, du Danemark, de la Suède ou du Portugal.
La Bulgarie, la Roumanie et l'Estonie forment un sous-groupe où la spécialisation est plus forte et voisine de celle de l'Irlande, de la Finlande et de la Grèce.
Enfin la Lituanie et la Lettonie ont une industrie encore nettement plus spécialisée.
Les pays les plus éloignés géographiquement de l'Union sont ceux qui présentent la spécialisation la plus marquée. En évolution, on observe une atténuation de la spécialisation en Europe centrale mais pas dans les Balkans et les Etats Baltes.
Des structures d'exportations différentes entre groupes de pays
L'indice de similarité de Finger (compare les structures d'exportations entre elles) renseigne sur la similarité des structures d'exportation entre pays.
Les pays du premier groupe ont un indice de similarité élevé entre eux et avec l'Espagne et le Portugal. La crainte d'un enfermement dans des secteurs de production traditionnels semble s'éloigner pour ces pays.
Les pays Baltes ont des structures d'exportations assez proches mais qui ne sont pas voisines de celles d'un pays de l'ue .
La Bulgarie et la Roumanie, pays qui n'étaient pas concernés par l'échéance de 2004, ont des structures d'exportations assez similaires et qui se rapprochent uniquement de la Grèce. Cet indicateur peut étayer des craintes d'une évolution proche d'un scénario à la grecque (pas de rattrapage rapide et spécialisation dans des secteurs peu dynamiques ) pour ces pays.
La similarité des pays en transition entre eux implique que les principaux concurrents des PECO restent les PECO eux-mêmes.
Source : Missions économiques (Direction des Relations Economiques Extérieures) |
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Opportunités d’affaires dans les nouveaux Etats membres sur la période 2004-2006 |

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Les nouveaux Etats membres (NEM) vont bénéficier d'aides importantes par le biais des fonds structurels et du fonds de cohésion sur la période 2004 - 2006.
A ce titre, des opportunités d'affaires existent à court terme sur les trois années pour les opérateurs français.
Elles sont évidemment difficiles à chiffrer en terme de marchés. Toutefois, les secteurs prioritaires par pays peuvent être identifiés à partir des sommes allouées aux fonds structurels et de cohésion, auxquelles il convient d'ajouter le montant des co-financements nationaux. L'effort financier global résulte de l'addition des financements communautaires avec les investissements propres aux pays.
Pour l'ensemble de la région, 25% de cet « effort financier » se concentrera dans les transports, 18% dans l'éducation et la formation professionnelle et 16% dans l'environnement. Tous les NEM n'ont cependant pas les mêmes priorités sectorielles.
Les transports devraient absorber 45% des fonds en Slovénie et «seulement» 11% à Malte et l'environnement 23% du total polonais (2% en Lettonie).
La part consacrée au secteur de l'énergie sera plus particulièrement élevée en Estonie.
L'éducation et la formation constituent une priorité en Hongrie, en Lettonie et en Lituanie, pays qui consacreront respectivement 30%, 42% et 36% de ces fonds au secteur.
La Lettonie et la Slovaquie se distinguent pour l'agriculture et le développement rural (17% et 23% contre 10% en moyenne dans les NEM).
Malte consacrera 12% de son enveloppe au tourisme et les programmes ciblés sur l'industrie et les services seront plus particulièrement soutenus en Hongrie et en R. tchèque.
Deux types d'opportunités s'offrent aux entreprises :
. soit participer à des appels d'offres de projets développés par une collectivité locale ou une
administration
. soit présenter elle-même un projet auprès des autorités compétentes (elles changent d’un secteur et d’un pays à l’autre) afin de bénéficier d'aides directes (subventions) .
Ces aides directes dans les NEM s'inscrivent dans le cadre de leurs programmes liés au développement de la compétitivité des entreprises.
Pour la Pologne et la République Tchèque, il existe en plus le Programme Opérationnel.
Régional Intégré (TROP), qui comporte également des financements sous forme d'aides directes aux entreprises.
Pour pouvoir y prétendre, les entreprises doivent être de droit local, quelle que soit l'origine ou la composition de leur actionnariat.
Les aides directes aux entreprises peuvent s'inscrire dans différents types de projets : une adaptation aux nouvelles réglementations et normes imposées par l'application de l'acquis communautaire, une action de formation du personnel ou encore un développement de l'innovation et la R&D.
Source : ME / revue élargissement n°48 |

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dernière mise à jour : 11 août 2006
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