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L'industrie japonaise des semi-conducteurs en pleine révolution

Face à la pénurie mondiale actuelle des semi-conducteurs, le Japon, afin de réduire sa dépendance étrangère dans ce domaine, a lancé un plan d’investissement important, porté par le gouvernement via des subventions, afin de construire sur le sol japonais des usines, en mesure de produire des semi-conducteurs, notamment des semi-conducteurs avancés.      
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    Vendredi 6 janvier 2023

    Porté par l’ouverture de son économie et les changements sociaux imposés par le COVID-19, le Japon est en pleine transformation. Chaque année, c’est plus de 3,8% du PIB qui est dépensé en R&D représentant 22% du budget mondial et faisant du Japon la 3ème économie mondiale. 

     

    Face aux difficultés dans le domaine des semi-conducteurs en lien avec la crise sanitaire, le Japon entend fournir des efforts importants afin de résoudre un problème qui touche directement les sociétés locales.

     

    D’un point de vue institutionnel, l’été dernier le gouvernement japonais a annoncé vouloir investir dans divers secteurs jugés « critiques ». Ces secteurs comprennent l’intelligence artificielle, le transport hypersonique, les semi-conducteurs, le spatial, la santé publique et la cybersécurité.
    Le gouvernement prévoit ainsi d’utiliser un fonds de 500 milliards de yens (3,5 milliards EUR) pour promouvoir le développement de technologies de pointe par le biais d’une coopération public-privé.

     

    Ces dernières semaines le Japon a aussi prévu de de budgétiser 350 Mds JPY (2,30 Mds EUR) dans une collaboration de recherche avec les États-Unis sur le développement de semi-conducteurs de nouvelle génération. Ces dépenses sont incluses dans un projet de loi sur le budget supplémentaire secondaire pour l’année fiscale en cours, qui comprendra également un budget pour l’installation au Japon de centres de production de puces avancées, ainsi que pour l’obtention de matériaux essentiels à la fabrication.
    Le centre de recherche commun sera créé d’ici la fin de l’année dans le but de développer et de mettre en place d’ici la seconde moitié de la décennie, une capacité de production de masse de semi-conducteurs avancés dont la largeur des circuits est de 2 nanomètres.

     

    Les entreprises privées fournissent également des efforts avec le soutien du gouvernement. En effet, un groupe de huit grandes entreprises japonaises, dont Toyota Motor, Sony Group, Denso, fournisseur de Toyota, NTT, le fabricant de puces Kioxia Holdings, NEC et SoftBank va s’associer au gouvernement pour lancer une nouvelle entité chargée de développer et de fabriquer des semi-conducteurs de nouvelle génération, dans le but de mettre en place des processus de fabrication d’ici la fin de la décennie. Le gouvernement japonais soutiendra le projet par des subventions à hauteur d’environ 70 Mds de yens (490 M EUR).

     

    Cela va dans le sens de l’attractivité que cherche à avoir le pays pour les fabricants étrangers, comme TSMC. Là aussi le gouvernement subventionnera massivement (d’une valeur maximale de 476 Mds de yens (3,5 Mds EUR)) la construction d’une usine par Taiwan Semiconductor Manufacturing Co. (TSMC), Sony Group et Denso. Le gouvernement japonais prenant en charge environ 40 % des coûts.
    La construction a commencé en avril, et le consortium prévoit de commencer les livraisons en décembre 2024. L’usine doit produire 55 000 semi-conducteurs (équivalents à des plaquettes de 300 mm) avec des lignes de circuit d’une largeur comprise entre 10 et 20 nanomètres par mois.

     

    C’est aussi vrai avec la société Micron, un grand fabricant de puces américain avec une subvention pouvant atteindre 46,6 Mds JPY (320 M EUR) pour soutenir son projet de production de puces à mémoire avancées dans une usine d’Hiroshima.

     

    Même sans avoir l’aide annoncée, une entreprise comme Canon Inc. se dit prête à investir 50 Mds JPY (350 M EUR) pour doubler sa production d’équipements de fabrication de semi-conducteurs au Japon. La société prévoit de commencer en 2023 la construction d’un nouveau site dans son usine d’Utsunomiya, afin d’augmenter la production d’équipements de lithographie pour semi-conducteurs.

     

    Les discussions sur les sujets des semi-conducteurs et de l’électronique sont ainsi très favorables et témoignent de l’intérêt japonais dans le domaine de l’innovation. Il est toujours intéressant pour les entreprises françaises possédant des compétences dans ces domaines de prospecter sur ce marché et rencontrer les potentiels distributeurs ou grands comptes via l’intermédiaire de notre équipe à Tokyo.

     

    Article rédigé par Alexis TATTO (Business France Japon)

     

    Contact pour en savoir plus : Amandine BASTIEN - [email protected] - Conseil en développement international Tech & Services - Grex International